Traversée des Combins
4314 m
Par où commencer…
Cette traversée, j’en ai rêvé. Je m’y suis accroché. Pendant des mois, elle a été un objectif, presque un point fixe à l’horizon. Cette montagne immense, majestueuse, visible depuis tellement d’endroits en Valais est devenue, à force de la regarder, bien plus qu’un sommet à gravir.
Ce jour-là, c’est avec beaucoup de fierté, mais aussi énormément d’humilité, que je suis arrivé là-haut.
Les derniers pas sous le sommet avaient une saveur particulière. Je les ai faits en pensant à toutes les personnes qui m’ont accompagné durant cette dernière année : ma famille, ma conjointe, les physios, les ergos, mon neurologue et tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué au chemin parcouru.
Et quelle journée pour vivre tout cela.
Une ambiance presque mystique, un temps incroyable et des paysages à couper le souffle. Pendant des heures, nous avons avancé dans cet univers immense, avec cette sensation particulière d’être seuls au milieu de quelque chose qui nous dépasse.
La traversée n’en reste pas moins une sacrée aventure : longue, exigeante et parfois quelque peu paumatoire. Il faut chercher son itinéraire, rester concentré et continuer d’avancer. Dans une journée comme celle-ci, pouvoir compter sur l’expérience et la présence de Médéric à mes côtés était particulièrement précieux.
Combin de Valsorey, Combin de Grafeneire, Aiguille du Croissant (qui, allez savoir pourquoi, ne compte pas parmi les 4000 officiels) puis Combin de la Tsessette.
Pas une mince affaire.
Trois sommets qui viennent s’ajouter à ma liste. Mais ce jour-là, les chiffres avaient finalement bien peu d’importance.
Cette traversée restera gravée en moi pour toujours.